Mais il finit par se relever. Parce que l'instinct de survit refaisait surface. Il essuya toutes ses larmes. Et de nouveau, il se trouva pathétique. Il n'avait plus personne sur qui défouler toutes ses désillusions. Et il devait s'avouer que c'était à lui-même qu'il s'en voulait. Il ne savait plus trop de quoi exactement.
Son regard croisa son reflet dans le miroir. Misérable. Ce fut la première pensée qui le traversa en se voyant. Ses cernes ressortaient, son maquillage avait coulé par flot, ses yeux étaient gonflés. Il soupira fortement. Ça ne lui allait pas franchement de passer d'une émotion à l'autre en si peu de temps...Il sortit, d'une main tremblante, sa trousse de maquillage qu'il n'avait pas pris la peine d'enlever de son sac la veille.
Il avait vaguement l'impression de n'être qu'acteur de la scène. Les traces de noir qui s'effacent, des traits fins qui se remettent autour de ses yeux. Il regagna son enveloppe vide. Il n'était pas prêt, pas encore, à s'en séparer. La seule question était combien de temps encore allait-il devoir en être dépendant?
Il jeta ses cotons sales dans une poubelle, prit une légère inspiration, referma son visage, et sortit de la pièce...témoin muette de sa faiblesse.
Les couloirs semblaient défiler autour de lui. Il ne voyait plus ni leurs formes, ni leurs couleurs. Ses jambes le menaient elles-mêmes vers sa première salle de cours. Il entra à l'intérieur, sans se demander s'il était en retard ou non. Sans chercher à savoir s'il devait toquer.
Le silence fut la seule réponse qu'il reçut à son entrée imprévue...il dut relever les yeux, affronter le regard outré de son professeur, ceux surpris des autres élèves. Il ne s'était jamais fait remarqué. Il était toujours arrivé en même temps que tout le monde, s'était toujours assis dans un petit coin, que tout le monde dénigrait parce qu'il était trop isolé...Il se demanda un instant si certains d'entres eux ne découvraient pas à l'instant sa présence dans leur classe...
-Monsieur Niedermand, la moindre des politesses quand on est en retard, c'est de s'excuser...gronda l'homme derrière son bureau.
Il ne put retenir un sourire. Comme si ça avait été le seule en retard ce jour-là...
-Je m'excuse monsieur, dit-il d'une voix morne.
Comment aurait-il pu mettre un tant soit peu plus de vie dans ses propos alors qu'il avait l'impression de ne plus vivre du tout ?
-Et pourrions-nous avoir l'honneur de savoir où vous étiez ?
Il soupira longuement. Il n'avait pas pu s'en empêcher, c'était plus fort que lui. Il n'avait pas envie de parler. Pour parler il fallait pouvoir réfléchir. Pour réfléchir il fallait pouvoir utiliser son système cérébral. Pour l'utiliser il aurait fallu qu'il le réveille. Et qu'il réveille ses nerfs par la même occasion. Ce complexe qui servait à produire tout ce qui le tuait à cet instant...Douleur, Tristesse...Autant tout laisser dans l'état où c'était...
-J'étais au toilettes monsieur...dit-il, las.
Il n'attendit pas la réponse de son professeur, se dirigea vers sa place habituelle, posa son sac à terre, s'assit sur la chaise vide. Il n'aimait pas les regards pointés sur lui. Il n'aimait pas qu'on le remarque, il ne le voulait plus. Il aurait tellement voulu, à cet instant, être encore parfaitement transparent. De toutes façons, il l'avait toujours été...
Et cette vérité, trop cruelle, lui serra de nouveau le c½ur. Oui, il était toujours passé totalement inaperçu. Pourtant, il avait essayé, de se faire remarquer, il avait changé de style, progressivement...Il était devenu quelqu'un qu'on ne pouvait pas manquer. Mais les années de solitude avait consumé son pouvoir de socialisation. Il faisait peur, il en était conscient...
Il tourna les yeux, au préalable fixés sur le tableau noir. Ils se posèrent sur la fenêtre, comme ils en avaient l'habitude. Son regard sombre se posa sur le dehors. Ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu si sombre...à bien y réfléchir, il n'avais jamais été si effrayant...
Il s'en voulait tellement de ne pas pouvoir faire autrement que de réfléchir. Mais tellement émotions de sentiments se pressaient au fond de lui...Il n'avait jamais été si...si fragile, c'était le mot. Il ressentait trop de choses, beaucoup trop de choses. Il n'arrivait même pas à leur donner à toutes un nom. Ce qu'il savait, c'était que ça tournoyait, dans son ventre...Il avait envie de vomir. Il avait mal à la tête, vraiment très mal à la tête...Ses yeux se fermaient tout seul, ses membres lui paraissaient incroyablement lourds...
Il était plus à fleur de peau qu'il ne l'avait jamais été. Et le fait qu'il n'avait rien mangé, ni rien dormi n'arrangeait pas les choses. Il faisait pitié. Il se faisait même pitié à lui-même. Il s'imagina un instant, mais dut se trouver encore plus misérable qu'il ne le craignait car il changea vite de pensée...
Ses yeux n'avaient pas quitté la fenêtre. Ils guettaient sans le voir un signe, quelque chose...Tout, absolument tout ce qu'il voyait, les ombres des arbres morts, les voitures qui déambulaient tristement, comme perdues, les maisons qu'il s'élevaient là, sans qu'on ne sut ni pourquoi ni comment, grisant encore plus le paysage morne, les rares passants qui se pressaient à cause du froid, et même jusqu'à la lumière du soleil...Tout semblait plus terne, plus gris, plus morne, plus mort que toutes les autres fois...
Son esprit divaguait dans de sombres songes. Il savait, et la tempête qui le ravageait intérieurement en était une très bonne preuve, qu'il devrait, tôt ou tard, se résoudre à se regarder en face. Analyser, voir, essayer de prendre du recul, essayer de comprendre, pour enfin pouvoir oublier...
Il soupira doucement, ses yeux se fermant alors qu'il posait sa tête entre ses mains...il avait envie de dormir...Tellement envie de dormir...Et de pleurer aussi. Mais qu'est-ce qu'il pouvait être ridicule. Il n'avait pas suffisamment pleuré non ? C'était un mec merdre ! Et là, il jouait la tapette pleurnicheuse ? Ah non hein...IL en était hors de question. Il avait déjà perdu la plus grande partie de sa dignité, de sa fierté, de sa virilité, de son orgueil...ce n'était pas pour en plus se mettre à pleurer devant toute une classe...Toute une classe dont il n'avait vraiment rien à foutre d'ailleurs...
Il ressortit sa tête, de ses mains, frotta avec précaution ses yeux fatigués pour ne pas enlever son maquillage et regarda encore une fois dehors.
Il devait s'y réhabituer...Il devait s'habituer à tout voir si sombre. Comme il avait toujours connu le monde. De son point de vue, tout avait toujours été ainsi. Son c½ur battait plus rapidement dans sa poitrine...Il essayait vainement de se souvenir de la vision qu'il en avait la veille encore, à la même heure.
Mais ça lui faisait tellement mal...Oh que oui il en avait mal...Il se pinça violemment la lèvre...Bien sur qu'il souffrait...
Parce que oui, il l'avait vu rayonner, ce monde de merde ! Oui, il avait vu les rayons du soleil éclairer toute la ville ! Oui il avait vu l'herbe des petits bosquets se regorger de lumière !
Oui, putain, oui il avait été heureux...
Il retint comme il put les larmes de monter plus haut que sa gorge, là où elles semblaient être bloquées...
Oui il avait été heureux. Et c'était bien ça le problème. Il avait été heureux. Il ne l'était plus. Et maintenant, maintenant que tout son être s'y était habitué, maintenant il crevait que tout soit parti.
Absolument tout...
Ses sourires, parce que ce connard avait même réussi à le faire sourire, sa bonne humeur, sa joie de vivre, ses rires, sa confiance...Tout avait disparu. Il ne restait que lui. Lui, seul.
Il se replia sur lui-même, sans même s'en rendre compte. Il les sentait toujours, au fond de lui. Touts ces sentiments. Quoi qu'est-ce qu'il y avait hein ? Dans un sourire ironique destiné à tout le monde et personne à la fois, il commença à les énumérer...Comme pour se prouver encore plus à lui-même qu'il était complètement ridicule...il n'avait jamais eu une si piteuse opinion de lui-même...
Alors on trouvait quoi...
Déception....
Il se mordit violemment la lèvre, fermant avec force les yeux. Ça faisait mal. Déception. Déçu de...déçu de lui-même. Déçu de voir la détresse dans laquelle il plongeait. Déçu de sa faiblesse. Déçu de sa naïveté....
Désillusion
Dans le même genre mais encore plus douloureuse...parce que la désillusion signifie perte totale d'espoir. Et il y avait tellement cru...
Colère
Mais si peu.
Tristesse
Celle-là, il commençait déjà à l'apprivoiser...ils allaient sûrement faire un long bout de chemin ensemble alors...
Culpabilité
Aie, celui-là faisait mal. Il lui suffisait de se souvenir du regard perdu du blond pour qu'elle surgisse de nulle part, le transperçant de ses griffes tortueuses...Et elle n'était provoqués qu'à cause de ce putain de sentiment de merde...celui qui était la cause de tous les autres...
Amour...
Il rouvrit brusquement les yeux. Des yeux qu'il n'avait pu s'empêcher d'emplir de larmes. Avec désespoir, ils se posèrent encore et encore et encore une fois sur la seule ouverture de la pièce, dirigée vers ce dehors...Pourquoi est-ce que tout redevenait noir hein ?
Non ce n'était pas ça la véritable question. Parce que tout ne redevenait pas noir comme il en avait l'habitude. C'était encore pire. C'était encore plus sombre qu'avant qu'il ne connaisse le bonheur...
Parce que Tom était parti...Et il avait emmené avec lui tout son espoir... Plus aucun espoir...Plus rien...Et maintenant, eu fond de lui, autre chose grondait, autre chose de très fort...
Peur...
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Juste merci à vous toutes..
(l)
Son regard croisa son reflet dans le miroir. Misérable. Ce fut la première pensée qui le traversa en se voyant. Ses cernes ressortaient, son maquillage avait coulé par flot, ses yeux étaient gonflés. Il soupira fortement. Ça ne lui allait pas franchement de passer d'une émotion à l'autre en si peu de temps...Il sortit, d'une main tremblante, sa trousse de maquillage qu'il n'avait pas pris la peine d'enlever de son sac la veille.
Il avait vaguement l'impression de n'être qu'acteur de la scène. Les traces de noir qui s'effacent, des traits fins qui se remettent autour de ses yeux. Il regagna son enveloppe vide. Il n'était pas prêt, pas encore, à s'en séparer. La seule question était combien de temps encore allait-il devoir en être dépendant?
Il jeta ses cotons sales dans une poubelle, prit une légère inspiration, referma son visage, et sortit de la pièce...témoin muette de sa faiblesse.
Les couloirs semblaient défiler autour de lui. Il ne voyait plus ni leurs formes, ni leurs couleurs. Ses jambes le menaient elles-mêmes vers sa première salle de cours. Il entra à l'intérieur, sans se demander s'il était en retard ou non. Sans chercher à savoir s'il devait toquer.
Le silence fut la seule réponse qu'il reçut à son entrée imprévue...il dut relever les yeux, affronter le regard outré de son professeur, ceux surpris des autres élèves. Il ne s'était jamais fait remarqué. Il était toujours arrivé en même temps que tout le monde, s'était toujours assis dans un petit coin, que tout le monde dénigrait parce qu'il était trop isolé...Il se demanda un instant si certains d'entres eux ne découvraient pas à l'instant sa présence dans leur classe...
-Monsieur Niedermand, la moindre des politesses quand on est en retard, c'est de s'excuser...gronda l'homme derrière son bureau.
Il ne put retenir un sourire. Comme si ça avait été le seule en retard ce jour-là...
-Je m'excuse monsieur, dit-il d'une voix morne.
Comment aurait-il pu mettre un tant soit peu plus de vie dans ses propos alors qu'il avait l'impression de ne plus vivre du tout ?
-Et pourrions-nous avoir l'honneur de savoir où vous étiez ?
Il soupira longuement. Il n'avait pas pu s'en empêcher, c'était plus fort que lui. Il n'avait pas envie de parler. Pour parler il fallait pouvoir réfléchir. Pour réfléchir il fallait pouvoir utiliser son système cérébral. Pour l'utiliser il aurait fallu qu'il le réveille. Et qu'il réveille ses nerfs par la même occasion. Ce complexe qui servait à produire tout ce qui le tuait à cet instant...Douleur, Tristesse...Autant tout laisser dans l'état où c'était...
-J'étais au toilettes monsieur...dit-il, las.
Il n'attendit pas la réponse de son professeur, se dirigea vers sa place habituelle, posa son sac à terre, s'assit sur la chaise vide. Il n'aimait pas les regards pointés sur lui. Il n'aimait pas qu'on le remarque, il ne le voulait plus. Il aurait tellement voulu, à cet instant, être encore parfaitement transparent. De toutes façons, il l'avait toujours été...
Et cette vérité, trop cruelle, lui serra de nouveau le c½ur. Oui, il était toujours passé totalement inaperçu. Pourtant, il avait essayé, de se faire remarquer, il avait changé de style, progressivement...Il était devenu quelqu'un qu'on ne pouvait pas manquer. Mais les années de solitude avait consumé son pouvoir de socialisation. Il faisait peur, il en était conscient...
Il tourna les yeux, au préalable fixés sur le tableau noir. Ils se posèrent sur la fenêtre, comme ils en avaient l'habitude. Son regard sombre se posa sur le dehors. Ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu si sombre...à bien y réfléchir, il n'avais jamais été si effrayant...
Il s'en voulait tellement de ne pas pouvoir faire autrement que de réfléchir. Mais tellement émotions de sentiments se pressaient au fond de lui...Il n'avait jamais été si...si fragile, c'était le mot. Il ressentait trop de choses, beaucoup trop de choses. Il n'arrivait même pas à leur donner à toutes un nom. Ce qu'il savait, c'était que ça tournoyait, dans son ventre...Il avait envie de vomir. Il avait mal à la tête, vraiment très mal à la tête...Ses yeux se fermaient tout seul, ses membres lui paraissaient incroyablement lourds...
Il était plus à fleur de peau qu'il ne l'avait jamais été. Et le fait qu'il n'avait rien mangé, ni rien dormi n'arrangeait pas les choses. Il faisait pitié. Il se faisait même pitié à lui-même. Il s'imagina un instant, mais dut se trouver encore plus misérable qu'il ne le craignait car il changea vite de pensée...
Ses yeux n'avaient pas quitté la fenêtre. Ils guettaient sans le voir un signe, quelque chose...Tout, absolument tout ce qu'il voyait, les ombres des arbres morts, les voitures qui déambulaient tristement, comme perdues, les maisons qu'il s'élevaient là, sans qu'on ne sut ni pourquoi ni comment, grisant encore plus le paysage morne, les rares passants qui se pressaient à cause du froid, et même jusqu'à la lumière du soleil...Tout semblait plus terne, plus gris, plus morne, plus mort que toutes les autres fois...
Son esprit divaguait dans de sombres songes. Il savait, et la tempête qui le ravageait intérieurement en était une très bonne preuve, qu'il devrait, tôt ou tard, se résoudre à se regarder en face. Analyser, voir, essayer de prendre du recul, essayer de comprendre, pour enfin pouvoir oublier...
Il soupira doucement, ses yeux se fermant alors qu'il posait sa tête entre ses mains...il avait envie de dormir...Tellement envie de dormir...Et de pleurer aussi. Mais qu'est-ce qu'il pouvait être ridicule. Il n'avait pas suffisamment pleuré non ? C'était un mec merdre ! Et là, il jouait la tapette pleurnicheuse ? Ah non hein...IL en était hors de question. Il avait déjà perdu la plus grande partie de sa dignité, de sa fierté, de sa virilité, de son orgueil...ce n'était pas pour en plus se mettre à pleurer devant toute une classe...Toute une classe dont il n'avait vraiment rien à foutre d'ailleurs...
Il ressortit sa tête, de ses mains, frotta avec précaution ses yeux fatigués pour ne pas enlever son maquillage et regarda encore une fois dehors.
Il devait s'y réhabituer...Il devait s'habituer à tout voir si sombre. Comme il avait toujours connu le monde. De son point de vue, tout avait toujours été ainsi. Son c½ur battait plus rapidement dans sa poitrine...Il essayait vainement de se souvenir de la vision qu'il en avait la veille encore, à la même heure.
Mais ça lui faisait tellement mal...Oh que oui il en avait mal...Il se pinça violemment la lèvre...Bien sur qu'il souffrait...
Parce que oui, il l'avait vu rayonner, ce monde de merde ! Oui, il avait vu les rayons du soleil éclairer toute la ville ! Oui il avait vu l'herbe des petits bosquets se regorger de lumière !
Oui, putain, oui il avait été heureux...
Il retint comme il put les larmes de monter plus haut que sa gorge, là où elles semblaient être bloquées...
Oui il avait été heureux. Et c'était bien ça le problème. Il avait été heureux. Il ne l'était plus. Et maintenant, maintenant que tout son être s'y était habitué, maintenant il crevait que tout soit parti.
Absolument tout...
Ses sourires, parce que ce connard avait même réussi à le faire sourire, sa bonne humeur, sa joie de vivre, ses rires, sa confiance...Tout avait disparu. Il ne restait que lui. Lui, seul.
Il se replia sur lui-même, sans même s'en rendre compte. Il les sentait toujours, au fond de lui. Touts ces sentiments. Quoi qu'est-ce qu'il y avait hein ? Dans un sourire ironique destiné à tout le monde et personne à la fois, il commença à les énumérer...Comme pour se prouver encore plus à lui-même qu'il était complètement ridicule...il n'avait jamais eu une si piteuse opinion de lui-même...
Alors on trouvait quoi...
Déception....
Il se mordit violemment la lèvre, fermant avec force les yeux. Ça faisait mal. Déception. Déçu de...déçu de lui-même. Déçu de voir la détresse dans laquelle il plongeait. Déçu de sa faiblesse. Déçu de sa naïveté....
Désillusion
Dans le même genre mais encore plus douloureuse...parce que la désillusion signifie perte totale d'espoir. Et il y avait tellement cru...
Colère
Mais si peu.
Tristesse
Celle-là, il commençait déjà à l'apprivoiser...ils allaient sûrement faire un long bout de chemin ensemble alors...
Culpabilité
Aie, celui-là faisait mal. Il lui suffisait de se souvenir du regard perdu du blond pour qu'elle surgisse de nulle part, le transperçant de ses griffes tortueuses...Et elle n'était provoqués qu'à cause de ce putain de sentiment de merde...celui qui était la cause de tous les autres...
Amour...
Il rouvrit brusquement les yeux. Des yeux qu'il n'avait pu s'empêcher d'emplir de larmes. Avec désespoir, ils se posèrent encore et encore et encore une fois sur la seule ouverture de la pièce, dirigée vers ce dehors...Pourquoi est-ce que tout redevenait noir hein ?
Non ce n'était pas ça la véritable question. Parce que tout ne redevenait pas noir comme il en avait l'habitude. C'était encore pire. C'était encore plus sombre qu'avant qu'il ne connaisse le bonheur...
Parce que Tom était parti...Et il avait emmené avec lui tout son espoir... Plus aucun espoir...Plus rien...Et maintenant, eu fond de lui, autre chose grondait, autre chose de très fort...
Peur...
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Juste merci à vous toutes..
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