Il marchait, tranquillement, un sourire aux lèvres, son sac sur l'épaule. À cet instant même rien n'aurait pu laisser penser le chaos intérieur dans lequel il était plongé. Tant mieux...tant pis ? Il secoua la tête, marchant d'un pas rapide pour une fois. Une curiosité lui nouait les entrailles. Une curiosité malsaine, il l'admettait. Et il s'en contrefoutait tellement que ça aurait pu en être inquiétant.
Ses pas le menèrent enfin devant le lycée. L'attroupement massif de tous les élèves à la porte fit bondir son c½ur d'excitation. Il retint comme il put un sourire mauvais. Il continua à avancer, sans chercher à croiser le regard de personne. De toutes façons, personne ne faisait plus attention à lui. Et ça l'arrangeait bien. Il se posa conter le mur, un genoux replié, le pied posé contre la paroi de béton. Les écouteurs blancs accrochés à ses oreilles auraient pu faire penser qu'il n'entendait rien de ce qui se passait autour, si seulement son I-pod avait été allumé...
Il n'avait pas besoin d'un quelconque bouchon pour empêcher le tumulte assourdissant qui régnait de parvenir à ses oreilles. Toujours vide...c'était tellement plus simple de ne rien ressentir du tout plutôt que de se faire souffrir inutilement...Il attendait. Les portes n'allaient pas tarder à s'ouvrir. Quand il était entré, quelques heures plus tôt, le ménage venait d'être fait. Personne ne serait repassé...Tout serait resté en état...
Son c½ur battait un peu plus vite. D'envie. Une envie de faire souffrir, arrivant tout droit des enfers où il semblaient être plongés. Tout le monde arrivait, petit à petit. Il n'avait jamais compris pourquoi ils arrivaient tous tellement en avance...ou pourquoi les portes ouvraient toujours si tard, selon le point de vue...
Il était donc là, contre son mur, seul. Tentant probablement de se convaincre que ce terme ne l'atteignait pas. Il avait toujours été seul. Toujours. Il était habitué. Il n'avait besoin de personne. Il était beaucoup, beaucoup mieux ainsi.
Mots, phrases, tellement répétés qu'il finit par y croire.
Douce illusion...
Il commençait même à s'impatienter. N'ouvririont-ils jamais à la fin ? Cette question qui en cachait une autre, Arrivera-t-il enfin ? Seul ? Accompagné ? Mais après tout, il s'en fichait non ? Oui. Complètement. Il s'en contrefoutait royalement. Pourquoi se soucier de la vie d'une blaireau abrutit ? Aucune raisons...aucune...
Et ce fut lorsque cette deuxième information l'eut totalement intégré à son tour qu'il arriva.
Il ne broncha pas d'une seul millimètre, détournant immédiatement les yeux ailleurs, ne voulant même pas lui accorder un tant soit peu d'attention. Mais ses yeux avaient eu le temps de remarquer sa solitude, à lui aussi. C'était tellement rare. À bien réfléchir il n'était jamais arrivé seul. Il avait toujours été accompagné de dizaines d'amis...Il était blanc également, comme apeuré.
Et lui ressentait tellement bien cette peur...au plus profond de lui-même. Il ne savait pas pourquoi, mais il sentait clairement qu'il crevait de trouille...et s'en était presque jouissif. Savoir que c'était lui. Lui qui n'avait jamais rien fait de mal à personne, de toute sa vie, qui avait toujours su courber l'échine, se soumettre, qui avait toujours vécu en dominé. Et bien maintenant c'était lui qui avait le dessus. Et il comptait bien en profiter un maximum.
Il soupira longuement, signe apparent de son ennuie. Il fallait que les choses bougent. Il avait tellement envie de voir ce qui allait se passer par la suite... Il n'était pas patient. Il ne l'était plus tout au moins...
Un grand bruit retenti. Une exclamation de soulagement collective. Elles avaient été longues à s'ouvrir aujourd'hui ! La Lacombe, à qui revenait la tâche, tous les matins, de laisser entrer ces jeunes assoiffés de savoir, et surtout de bonnes rencontres, était très en retard ce matin...
La masse compacte entra dans la cours dans un immense flot humain, qui ne s'interromprait probablement pas avant que la sonneries n'ait retentit.
Il fut l'un des premiers à entrer. Mais ses pas se faisaient lents, nonchalants, comme un chasseur qui à appuyer sur la gâchette...La balle était lancée, restait à savoir quand mourrait la proie...
Il poursuivit ainsi son chemin, détaillant sans les voir les murs gris qui encadraient la cour. Son esprit ne fonctionnait plus, remettant à ses jambes le soin de le guider. Les premiers élèves arrivaient vers les escaliers, qui montaient à la passerelle des terms. Il les suivit, de loin, un sourire noir se dessinant déjà sur son visage implacable. Il respira une profonde bouffé d'air, se sentant incroyablement léger...
Des cris retentirent. Des cris choqués. Des cris désabusés. Des cris surpris...Quelques étudiants sortirent en trombe descendant à toutes vitesses les marches qu'ils venaient de gravir d'un pas beaucoup plus mou et las.
Il ne s'en formalisa pas. Il continua sa route, presque sans les voir. Il finit par être presque embarqué sous le flots de tout le lycée qui accourait au lieu de l'incident. Il monta ainsi les marches, poussé par une vague trop puissante pour être résistible. Sa figure se chargea d'une moue contrariée...Il n'aimait pas être ainsi bousculé dès le matin. Il soupira fortement, ayant la ferme intention de faire comprendre ce message à son voisin de voyage improvisé.
Ils arrivèrent ainsi à la passerelle, long couloir orange, emplie de nombreuses fenêtres qui permettaient aux rayons du soleil de se refléter contre les casiers brillants de tous les scolarisés...Un endroit tranquille...
Si ce n'était les dizaines et dizaines de photographies, accrochées sur lesdits casiers, d'une homme et d'une femme, entièrement nu...Certaine ne montrant même que leurs parties génitales. D'autres que leurs visages. D'autres leurs êtres tout entier...
Un agglutination de population empêchait aux nouveaux arrivant de voir correctement la source de tous ces cris, à moins de ne se faire entendre par la force des poings. Tous avaient la même réaction. Choquée, peinée...
Sauf lui...
Mais lui, personne ne le voyait. Jamais...Il avait cru, un jour, que quelqu'un l'avait remarqué...Mais il s'était complètement planté. La preuve il l'avait devant les yeux, accrochés en exactement 46 exemplaires...
Personne...
Personne ne voyait son sourire amusé. Personne ne voyait son air si serein, qui contrastait furieusement avec les visages paniqués qu'ils abordaient tous.
Personne ne voyait à quel point il avait mal...
______________________________________
Voilààà !
Donc flo tu voulais la suite, la voici !! Si c'est pas du luxe ça, d'avoir une fic à sa disposition !! Mdr
Merci de me lire, ça fait plaisir !
Gros bisous à toi !!!
et à toutes celles qui passent ici aussi bien sure...mais bon, comme y'en a pas vraiment énormément :p
<3
Ses pas le menèrent enfin devant le lycée. L'attroupement massif de tous les élèves à la porte fit bondir son c½ur d'excitation. Il retint comme il put un sourire mauvais. Il continua à avancer, sans chercher à croiser le regard de personne. De toutes façons, personne ne faisait plus attention à lui. Et ça l'arrangeait bien. Il se posa conter le mur, un genoux replié, le pied posé contre la paroi de béton. Les écouteurs blancs accrochés à ses oreilles auraient pu faire penser qu'il n'entendait rien de ce qui se passait autour, si seulement son I-pod avait été allumé...
Il n'avait pas besoin d'un quelconque bouchon pour empêcher le tumulte assourdissant qui régnait de parvenir à ses oreilles. Toujours vide...c'était tellement plus simple de ne rien ressentir du tout plutôt que de se faire souffrir inutilement...Il attendait. Les portes n'allaient pas tarder à s'ouvrir. Quand il était entré, quelques heures plus tôt, le ménage venait d'être fait. Personne ne serait repassé...Tout serait resté en état...
Son c½ur battait un peu plus vite. D'envie. Une envie de faire souffrir, arrivant tout droit des enfers où il semblaient être plongés. Tout le monde arrivait, petit à petit. Il n'avait jamais compris pourquoi ils arrivaient tous tellement en avance...ou pourquoi les portes ouvraient toujours si tard, selon le point de vue...
Il était donc là, contre son mur, seul. Tentant probablement de se convaincre que ce terme ne l'atteignait pas. Il avait toujours été seul. Toujours. Il était habitué. Il n'avait besoin de personne. Il était beaucoup, beaucoup mieux ainsi.
Mots, phrases, tellement répétés qu'il finit par y croire.
Douce illusion...
Il commençait même à s'impatienter. N'ouvririont-ils jamais à la fin ? Cette question qui en cachait une autre, Arrivera-t-il enfin ? Seul ? Accompagné ? Mais après tout, il s'en fichait non ? Oui. Complètement. Il s'en contrefoutait royalement. Pourquoi se soucier de la vie d'une blaireau abrutit ? Aucune raisons...aucune...
Et ce fut lorsque cette deuxième information l'eut totalement intégré à son tour qu'il arriva.
Il ne broncha pas d'une seul millimètre, détournant immédiatement les yeux ailleurs, ne voulant même pas lui accorder un tant soit peu d'attention. Mais ses yeux avaient eu le temps de remarquer sa solitude, à lui aussi. C'était tellement rare. À bien réfléchir il n'était jamais arrivé seul. Il avait toujours été accompagné de dizaines d'amis...Il était blanc également, comme apeuré.
Et lui ressentait tellement bien cette peur...au plus profond de lui-même. Il ne savait pas pourquoi, mais il sentait clairement qu'il crevait de trouille...et s'en était presque jouissif. Savoir que c'était lui. Lui qui n'avait jamais rien fait de mal à personne, de toute sa vie, qui avait toujours su courber l'échine, se soumettre, qui avait toujours vécu en dominé. Et bien maintenant c'était lui qui avait le dessus. Et il comptait bien en profiter un maximum.
Il soupira longuement, signe apparent de son ennuie. Il fallait que les choses bougent. Il avait tellement envie de voir ce qui allait se passer par la suite... Il n'était pas patient. Il ne l'était plus tout au moins...
Un grand bruit retenti. Une exclamation de soulagement collective. Elles avaient été longues à s'ouvrir aujourd'hui ! La Lacombe, à qui revenait la tâche, tous les matins, de laisser entrer ces jeunes assoiffés de savoir, et surtout de bonnes rencontres, était très en retard ce matin...
La masse compacte entra dans la cours dans un immense flot humain, qui ne s'interromprait probablement pas avant que la sonneries n'ait retentit.
Il fut l'un des premiers à entrer. Mais ses pas se faisaient lents, nonchalants, comme un chasseur qui à appuyer sur la gâchette...La balle était lancée, restait à savoir quand mourrait la proie...
Il poursuivit ainsi son chemin, détaillant sans les voir les murs gris qui encadraient la cour. Son esprit ne fonctionnait plus, remettant à ses jambes le soin de le guider. Les premiers élèves arrivaient vers les escaliers, qui montaient à la passerelle des terms. Il les suivit, de loin, un sourire noir se dessinant déjà sur son visage implacable. Il respira une profonde bouffé d'air, se sentant incroyablement léger...
Des cris retentirent. Des cris choqués. Des cris désabusés. Des cris surpris...Quelques étudiants sortirent en trombe descendant à toutes vitesses les marches qu'ils venaient de gravir d'un pas beaucoup plus mou et las.
Il ne s'en formalisa pas. Il continua sa route, presque sans les voir. Il finit par être presque embarqué sous le flots de tout le lycée qui accourait au lieu de l'incident. Il monta ainsi les marches, poussé par une vague trop puissante pour être résistible. Sa figure se chargea d'une moue contrariée...Il n'aimait pas être ainsi bousculé dès le matin. Il soupira fortement, ayant la ferme intention de faire comprendre ce message à son voisin de voyage improvisé.
Ils arrivèrent ainsi à la passerelle, long couloir orange, emplie de nombreuses fenêtres qui permettaient aux rayons du soleil de se refléter contre les casiers brillants de tous les scolarisés...Un endroit tranquille...
Si ce n'était les dizaines et dizaines de photographies, accrochées sur lesdits casiers, d'une homme et d'une femme, entièrement nu...Certaine ne montrant même que leurs parties génitales. D'autres que leurs visages. D'autres leurs êtres tout entier...
Un agglutination de population empêchait aux nouveaux arrivant de voir correctement la source de tous ces cris, à moins de ne se faire entendre par la force des poings. Tous avaient la même réaction. Choquée, peinée...
Sauf lui...
Mais lui, personne ne le voyait. Jamais...Il avait cru, un jour, que quelqu'un l'avait remarqué...Mais il s'était complètement planté. La preuve il l'avait devant les yeux, accrochés en exactement 46 exemplaires...
Personne...
Personne ne voyait son sourire amusé. Personne ne voyait son air si serein, qui contrastait furieusement avec les visages paniqués qu'ils abordaient tous.
Personne ne voyait à quel point il avait mal...
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Voilààà !
Donc flo tu voulais la suite, la voici !! Si c'est pas du luxe ça, d'avoir une fic à sa disposition !! Mdr
Merci de me lire, ça fait plaisir !
Gros bisous à toi !!!
et à toutes celles qui passent ici aussi bien sure...mais bon, comme y'en a pas vraiment énormément :p
<3